Protection des sources d’eau potable : Québec dévoile ses priorités
La Ville de Québec a dévoilé ses priorités afin de mieux protéger ses quatre sources d’eau potable. Mise à niveau des fosses septiques, études des rejets portuaires et changements hydrologiques font partie des dizaines d'objectifs pour les prochaines années. Le plan de protection préliminaire a été présenté mercredi soir, dans le cadre d’une séance d’information en ligne qui a réuni environ 80 citoyens. Il a été développé en collaboration avec les organismes de bassins versants de la région. Les maires de Stoneham-et-Tewkesbury et de Lac-Delage étaient présents, puisque leurs municipalités ont également contribué à sa mise sur pied. Il contient des dizaines d’objectifs opérationnels pour mieux protéger la rivière Saint-Charles, les sources du secteur de Charlesbourg (lac Bégon, lac des Roches et sources du Bon-Pasteur), la rivière Montmorency et le fleuve Saint-Laurent, les quatre sources d’eau potable qui desservent les résidents de Québec. La réduction de la contamination par les eaux usées est l’un des objectifs principaux de la Ville pour ses prises d’eau. En 2023 Québec, Stoneham et Lac-Delage ont annoncé que les installations septiques de plus de 25 ans devaient être changées dans le haut bassin versant du lac Saint-Charles. Or, Québec étudie maintenant la possibilité d’étendre la réglementation aux Elle souhaite également évaluer la possibilité de mettre sur pied une aide financière, comme celle mise sur pied pour le bassin de la rivière Saint-Charles. L'obligation de mise à niveau des installations septiques de plus de 30 ans pourrait être étendue aux « bassins versants du lac Bégon, du lac des Roches et des sources du Bon-Pasteur », qui alimentent l’usine de traitement d’eau de Charlesbourg. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada En ce qui concerne sa prise d’eau de la rivière Montmorency, la Ville se donne l’objectif de réaliser Elle souhaite également que 90 % de ces installations soient conformes aux normes provinciales d’ici 2030. Elle étudie également la possibilité de raccorder au réseau d'égouts les rues des Trois-Saults, du Silex et des Remous. La Ville mise également sur la sensibilisation des citoyens sur l'entretien de leurs installations pour améliorer la qualité des cours d’eau et des nappes phréatiques. La station de pompage de Sainte-Foy fournit près de 21 % de l’eau distribuée à Québec. Cette eau, elle la puise dans le fleuve Saint-Laurent. Afin de mieux protéger la qualité de son eau, la Ville de Québec entend dresser le portrait des rejets d’eaux usées provenant des différentes industries portuaires d’ici 2028 avec la collaboration de l’Administration portuaire de Québec. Par le passé, cette dernière a déjà collaboré à la cueillette de données sur la qualité de l’air à proximité de ses installations. La Ville de Québec entend dresser le portrait des rejets d’eaux usées provenant des différentes industries portuaires d’ici 2028. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / David Rémillard Québec souhaite avoir des informations sur la nature des rejets de contaminants, mais aussi sur leur comportement et leurs interactions une fois dans l’eau, ajoute-t-elle. Treize autres municipalités ont une prise d'eau potable dans le fleuve Saint-Laurent. Québec souhaite collaborer davantage avec elles dans les prochaines années. Phénomène intéressant, au cours des dernières décennies, la Ville a observé une légère Elle souhaite donc parvenir à quantifier l’ampleur du phénomène d’ici 2030 et identifier ses impacts potentiels pour son alimentation en eau. La rivière Montmorency, à l'intersection du boulevard Raymond et du boulevard Lloyd-Welch. Photo : Google Earth La séance d’information a aussi été l’occasion pour les citoyens de poser leurs questions sur l'alimentation en eau potable de leur municipalité. Peu d'entre eux ont remis en question les dizaines d’objectifs énoncés durant la soirée. Plusieurs questions concernaient cependant la présence de polluants plastiques ou de médicaments dans l’eau puisée, le niveau de collaboration de la part du gouvernement provincial auquel s’attendent les municipalités pour leur plan d’action et le goût de l’eau du robinet. Les citoyens qui souhaitent se prononcer ou poser des questions sur le plan provisoire peuvent encore le faire en ligne sur le site web de la Ville jusqu’au 11 avril.On prend beaucoup pour acquis le faire d’avoir accès à de l’eau potable en quantité suffisante simplement en ouvrant le robinet, mais on a besoin de faire un tour de roue pour évaluer la vulnérabilité de nos prises d’eau
, a déclaré la conseillère Marie-Josée Asselin, responsable du développement durable au comité exécutif de la Ville, au moment du dévoilement.Remplacer les installations sceptiques vieillissantes
installations septiques de plus de 30 ans
situées dans les bassins versants du lac Bégon, du lac des Roches et des sources du Bon-Pasteur
, qui alimentent l’usine de traitement d’eau de Charlesbourg.
une caractérisation approfondie des installations septiques autonomes dans les aires de protections intermédiaires et immédiates de la rivière
.Étudier les contaminants au port

On est déjà en pourparlers pour réaliser une modélisation hydrologique dans l'aire de protection intermédiaire, qui couvre la région de Québec au complet
et les deux rives du fleuve, explique Anne-Marie Cantin, de la section des écosystèmes hydriques de la Ville.Déviation du débit de la rivière Montmorency
déviation du débit de la rivière Montmorency vers des chenaux périphériques qui contournent sa prise d’eau
.Les secteurs des îles, où se trouve la prise d’eau, est un secteur très dynamique
, explique Guillaume Racine, de l’Organisme de bassin versant Charlevoix-Montmorency. Ce phénomène de déviation, indique-t-il, est observé depuis 50 ans.
Consultations par écrit jusqu'au 11 avril
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