Une corvée de ménage pour sauver la plus grande église de bois d’Amérique du Nord
Dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, la communauté acadienne de Clare continue de se battre pour sauver l'ancienne église Sainte-Marie. Au cours de la fin de semaine, des bénévoles ont fait un grand ménage du sous-sol et ont complété la décontamination du clocher, infesté par des pigeons, afin de préparer les prochaines étapes visant à préserver la plus grande église de bois d’Amérique du Nord. Bien qu'elle soit déconsacrée, l'ancienne église Sainte-Marie à Pointe-de-l'Église a quelque chose de profondément sacré pour ses anciens paroissiens. Construite par les ancêtres des Acadiens de la région, elle est un symbole de l’histoire de la communauté. C’est la raison pour laquelle des dizaines de bénévoles ont répondu à l'appel samedi et dimanche afin de nettoyer l’église, l’une des étapes pour sauver l’ancien lieu de culte. Les membres d'un premier groupe de bénévoles ont enfilé des combinaisons de protection chimiques pour entreprendre ce qu’ils nomment Une équipe de bénévoles a entrepris «l'opération pigeon»: leur tâche était de décontaminer le clocher de l'église, infesté par les excréments de pigeons qui s'y sont réfugiés ces dernières années. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet Les pompiers volontaires de la région en ont profité pour leur offrir une formation sur la décontamination. De l’autre côté de l’église, un deuxième groupe de bénévoles a enfilé des masques N-95 afin de se protéger contre les moisissures ayant infesté le sous-sol. Les bénévoles mettent leur équipement de protection avant de descendre au sous-sol de l'église Sainte-Marie, où l'humidité s'est accumulée et où des boîtes et divers objets abandonnés s'entassent depuis des années. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet Au fil du temps, le sous-sol du bâtiment s'est transformé en espace de stockage pour divers objets, dont de vieux livres, des meubles, de la vaisselle ou des jouets. L'équipe a dû trier ce bric-à-brac et décider si les choses qui s’y trouvaient devaient être données ou prendre la route du dépotoir. Émile Blinn est l'un des nombreux bénévoles à avoir participé à la corvée de ménage du sous-sol de l'église en fin de semaine. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet L'ancien membre de la paroisse, Émile Blinn, est l’un de ceux ayant participé à la grande corvée. Les icônes et l'art religieux du rez-de-chaussée feront l'objet d'une attention accrue, souligne Émile Blinn. L’équipe atttritrée au sous-sol a néanmoins trouvé quelques objets méritant d’être conservés, notamment une vieille bible. De son côté, Anne Blinn se réjouit de l'un élan de la communauté pour sauver l’église. Au fil du temps, le sous-sol du bâtiment s'est transformé en espace d'entreposage pour divers objets. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet Une pétition circule d’ailleurs pour demander à la province de préserver la désignation patrimoniale de l’église Sainte-Marie. Le travail des bénévoles abattu au cours des derniers jours visait à préparer les prochaines étapes du plan de sauvegarde de l’Association Sainte-Marie héritage et développement, se réjouit Stéphanie St-Pierre, coprésidente de ce regroupement. D'après le reportage de Stéphanie BlanchetOpération
pigeon
l’opération pigeon
. Leur mission était de vider le clocher de dizaines de sacs remplis de matériaux contaminés par des excréments de pigeons.

C'est gros ici! C'est incroyable combien il y a de choses dans le sous-sol. Ça fini pas!
, partage Anne Blinn.
La majorité de ce qu'on trouve ici n'a pas vraiment de valeur en tant qu'héritage, en tant que mémoire, du temps qu'on venait à l'église [...] Ce sont des objets qui ont été abandonnés ici il y a des années de temps. Il faut que ça sorte [...] C'est pas de quoi qu'on puisse désigner "un trésor."
Protection du patrimoine religieux
Là, ça va être une différente histoire, en haut. Quand c'est quelque chose qu'on a vu des années de temps quand on venait à la messe par exemple, là on a des émotions. Le gros travail, ou le travail du cœur se fera au premier étage.
C'est bien pour les archives!
, lance Robyn Melanson, qui compte bien la conserver pour les archives de l’Université Sainte-Anne.Élan de solidarité
J'aime ça qu'on vient ensemble pour sauver l'église
, lance-t-elle.
J'espère de sauver l'église, oh oui! Je ne veux point perdre notre église. Ça veut dire beaucoup! Je me suis mariée ici et ma fille a été baptisée ici
, lance Margaret LeBlanc, qui a prêté main forte.On a réussi à sortir les matières dangereuses qui avaient été ramassées par une compagnie professionnelle et scellées. Des pompiers étaient ici pour faire un exercice pratique et on a réussi à débarrasser plusieurs items au sous-sol, donc de cette façon, lorsque les ingénieurs vont venir sur place pour faire leur évaluation dans les prochaines semaines, ils vont pouvoir le faire en toute sécurité
, dit-elle.
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