L’église Saint-Sauveur pourrait être vendue et requalifiée
L'église Saint-Sauveur, dont le clocher vient à peine de reprendre ses droits dans le ciel de Québec, pourrait être vendue et requalifiée. La poignée de fidèles qui la fréquente toujours ne pourra vraisemblablement assumer la charge financière des prochains travaux nécessaires à sa pérennité, selon la paroisse, qui évalue la facture à près de 10 millions $. L'unité paroissiale de Limoilou, de la Basse-Ville et de Vanier a récemment distribué un feuillet informant les fidèles que plusieurs bâtiments religieux sur son territoire seraient mis en vente au cours de la prochaine année. Selon ce feuillet, Les églises Sainte-Angèle-de-Saint-Malo (Saint-Sauveur), Saint-Albert-le-Grand (Lairet), Notre-Dame-de-Recouvrance (Vanier) et le Carrefour Saint-Pascal (Maizerets) seront également mis en vente si le Diocèse de Québec approuve le Plan directeur immobilier (PDI) des autorités paroissiales. La nouvelle sera annoncée officiellement aux fidèles la semaine prochaine. La maçonnerie fait partie des travaux prioritaires à l'église Saint-Sauveur, selon la paroisse. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada L'église Saint-Sauveur fait partie des huit bâtiments religieux pour lesquels la Ville de Québec a octroyé une valeur patrimoniale Elle est donc assujettie à l'Entente de développement culturel intervenu avec le ministère de la Culture et des Communications. Ce statut la qualifie pour des subventions gouvernementales afin d'en assurer la restauration et l'entretien. Or selon l'Abbé Julien Guillot, modérateur de l'unité pastorale, la charge financière est trop élevée pour la fabrique malgré les programmes disponibles. Selon l'Entente de développement culturel, les propriétaires doivent allonger 5 % de toute facture liée aux travaux de réfection. La paroisse vient tout juste de débourser près de 200 000 $ sur la facture totale de plus de 5 millions pour aider à remettre l'emblématique clocher à son sommet. Ce dernier, qui menaçait de s'effondrer, a passé presque 7 ans sur le parvis de l'église en attendant un projet de restauration. Le clocher de l'église Saint-Sauveur a repris sa plan l'an dernier, après une saga de 7 ans. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard Pendant ce temps, l'état de santé du bâtiment ne s'est pas amélioré et, aujourd'hui, la fabrique estime les besoins entre 8 et 10 millions $, notamment pour de la maçonnerie. Pour la paroisse, le montant à fournir est évalué entre 400 000 et 500 000 $. L'estimation officielle, précise M. Guillot, alors qu'un carnet de santé plus complet doit être réalisé. La mise en vente et la requalification seraient donc des options afin de dénicher des promoteurs capables de payer les frais de restauration et d'entretien, explique-t-il. La paroisse n'exclut pas non plus un modèle Divers scénarios seront analysés en fonction des promotteurs intéressés. Julien Guillot soutient que l'église est L'Église catholique multiplie les fermetures et les fusions administratives depuis déjà quelques années. Le Diocèse de Québec a ordonné à l'ensemble des paroisses sur son territoire de lui remettre un plan directeur immobilier. Ces plans permettent d'évaluer les besoins des unités pastorales en fonction de la fréquentation de ses propriétés. L'exercice se déroule en continu depuis déjà quelques années. L'Église catholique estime qu'elle dépense trop de temps et d'argent sur la brique et le mortier plutôt que sur ses activités religieuses. L'une des conclusions [de notre réflexion] est que notre héritage de patrimoine bâti est un obstacle à la mission d’évangélisation. Sur les 7 églises toujours ouvertes au culte sur le territoire de l'unité pastorale de Limoilou, de la Basse-Ville et de Vanier, elle-même le fruit d'une fusion, seules 2 seront nécessaires pour la poursuite de la mission pastorale, selon l'Abbé Julien Guillot. Jusqu'ici, l'église Saint-Roch semble la plus susceptible de demeurer ouverte à long terme. L'Abbé Julien Guillot (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada M. Guillot assure que l'Église catholique accorde une importance au patrimoine. Il en prend pour preuve la récente réfection du clocher de l'église Saint-Sauveur. Le cas de l'église Saint-Sauveur ne serait pas le premier du genre si la paroisse va de l'avant avec une vente ou une requalification. Dans Saint-Jean-Baptiste, l'église du même nom, classé monument historique, fait l'objet d'une saga depuis une décennie. Fermée au culte en 2015, un changement de vocation s'y impose pour en assurer la pérennité. Après des années de tergiversations, la Ville de Québec a finalement acquis le bâtiment l'automne dernier. Avec la collaboration de François Pouliotdes demandes officielles ont été adressées aux autorités diocésaines
pour initier la mise en vente et la requalification
de l'église Saint-Sauveur, située sur la rue des Oblats.Un courtier immobilier a été mandaté pour une période d’un an afin de trouver des promoteurs intéressés
, précise le feuillet, dont l'authenticité a été confirmée à Radio-Canada.
Valeur exceptionnelle
exceptionnelle
. 
Ce ne sont pas 90 fidèles qui peuvent payer ça
, dit-il néamoins lors d'une conversation téléphonique.hybride
, entre le culte et une autre vocation.en bon état
malgré les travaux à réaliser. Fermetures et mission

On respecte le patrimoine, mais ce n'est pas notre première mission
, réitère-t-il. La volonté de la paroisse est de préserver le bâtiment et ses œuvres d'art.
Advertising by Adpathway









