Chaleurs extrêmes : les plantes peuvent devenir des sources de CO2
Les plantes jouent un rôle clé dans la régulation du climat de la Terre en absorbant le dioxyde de carbone lors de la photosynthèse. Une étude de l'Université de la Colombie-Britannique suggère toutefois que l'augmentation des températures liées au changement climatique pourrait perturber cet équilibre. Les scientifiques pensaient que les plantes perdaient la majeure partie de leur eau à travers leurs pores pour se refroidir. Elles pouvaient ensuite simplement refermer ces pores en cas de chaleur extrême. L'étude, publiée dans la revue scientifique New Phytologist (nouvelle fenêtre) (en anglais) en décembre, montre qu'avec l'augmentation des températures, les plantes perdent plus d'eau par leur cuticule, la couche cireuse de leurs feuilles, que par leurs pores. Plus la cuticule est mince, plus la perte d'eau est importante. Sean Michaletz, professeur adjoint au département de botanique à l'Université de la Colombie-Britannique et co-auteur de l'étude, explique qu'à des températures très élevées, la couche cireuse de la peau des plantes fond comme une bougie. Les plantes perdent de plus cette eau au moment où elles en ont le plus besoin. Lorsque les températures atteignent environ 40 °C, Les plantes, sous des chaleurs extrêmes, peuvent devenir des sources de dioxyde de carbone. Photo : Radio-Canada Quand les pores qui absorbent normalement le CO2 de l'atmosphère se referment, les plantes ne jouent plus le rôle de réservoir de carbone. Elles deviennent plutôt une source de carbone, ce qui pourrait accélérer le changement climatique. Les températures mondiales continuant à grimper, il est essentiel de comprendre ces limites pour prévoir les boucles de rétroaction du climat et l'avenir des écosystèmes de la Terre, selon le chercheur. Avec les informations de Johanna WagstaffLa cuticule fond et se décompose, ce qui permet à l'eau de passer à travers même si les plantes ferment leurs pores. Les plantes perdent donc plus d'eau qu'on ne le pense actuellement. Et nos modèles qui prédisent les effets du changement climatique sur les plantes n'en tiennent pas compte
, soutient-il. nous commençons à observer des dommages irréversibles au niveau du processus de photosynthèse,
indique Sean Michaletz. 
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