Les tarifs douaniers chinois inquiètent les producteurs de canola
Les producteurs de canola du nord de l’Ontario font face à une incertitude financière avec l’entrée en vigueur ce jeudi des droits de douane de 100 % imposés par la Chine sur l’huile et le tourteau de canola canadiens. Cette mesure est une réponse directe aux droits de douane de 100 % imposés par le Canada sur les véhicules électriques chinois et à la taxe de 25 % sur les produits en aluminium et en acier. Le président de l’Association des producteurs de canola de l’Ontario, Will Runnalls, affirme que l’impact se fait déjà sentir. Le canola est la deuxième culture en importance au Canada. Il est produit sur une surface de 21 millions d’acres exploités annuellement, selon un communiqué de presse fédéral. Les exportations de tourteaux de canola vers la Chine représentaient 920,9 M$ de l’économie canadienne en 2024, tandis que les exportations d’huile de canola vers ce même pays représentaient environ 21 M$. Le canola est en outre l’une des trois principales cultures commerciales dans le Nord de l’Ontario, avec le soja et le blé de printemps, selon M. Runnalls, également producteur de canola près de New Liskeard. La majeure partie de la production de la région est concentrée dans les districts de Temiskaming et de Nipissing. Selon Will Runnalls, l’instabilité oblige les agriculteurs du Nord à reconsidérer leurs choix de cultures. Dans le Témiscamingue, de nombreux producteurs ont réduit de 60 % la superficie consacrée au canola et ont opté pour le soja, qui peut encore être exporté vers des marchés asiatiques comme le Japon, la Malaisie et Taïwan. À l’approche de la saison des semis, certains agriculteurs peuvent encore ajuster leurs plans, mais d’autres n’ont d’autre choix que d’aller de l’avant. La Chine a annoncé le 8 mars qu’elle allait imposer une taxe de 100 % sur l’huile de canola, en riposte aux tarifs imposés par le Canada sur les véhicules électriques chinois. Photo : Radio-Canada / Cory Herperger Concernant les droits de douane imposés par la Chine, Will Runnalls souhaite que la question se résolve à la table des négociations. Nous devons retourner à la table des négociations et trouver une solution. Il conseille que le Canada ne se contente pas de chercher de nouveaux partenaires commerciaux, mais qu’il s’efforce de rétablir ses relations existantes. Avec les informations de Faith Greco de CBCLes agriculteurs évaluent leurs options
La plupart des gens ont commandé leurs semences parce qu’elles doivent être traitées et ensachées, et il se peut même qu’elles soient livrées
, déclare M. Runnalls.
On propose un soutien financier en octroyant des prêts aux producteurs, mais nous, nous avons besoin du marché de l’exportation
, souligne-t-il.
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