Pénalités pour les « no-shows » : des restaurateurs demandent à Québec d’aller plus loin
Québec s'apprête à légiférer pour autoriser les restaurateurs à imposer des pénalités aux clients qui ne se présentent pas malgré une réservation. Les propriétaires pourraient exiger 10 $ par personne si un groupe comptant au moins 5 clients ne se pointe pas le bout du nez. Des restaurateurs voudraient que le gouvernement serre davantage la vis. Très souvent, des groupes moins importants que prévu se présentent le soir même pour manger, ce qui génère des pertes importantes pour l'entreprise sherbrookoise. Le personnel de service, qui dépend des pourboires, se retrouve également avec un salaire réduit, fait-il valoir. Le propriétaire du resto-bar chez Stanley, Luc Laplante Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau Pour illustrer son propos, Luc Laplante raconte une anecdote : en décembre, une personne avait fait une réservation pour un groupe de 80 personnes chez Stanley, mais seulement 20 gourmands se sont finalement assis à table. S’il avait été en place, le projet de règlement du gouvernement provincial ne lui aurait été d'aucuns recours : si une seule personne se présente pour honorer la réservation d’un groupe, aucune pénalité ne pourra être appliquée, prévoit-il. Elle pense aussi que le futur règlement pourrait avoir plus de mordant. La propriétaire de la Cabane chez Arthur, Vanessa Leblanc Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau Les absences ont des répercussions importantes sur son chiffre d'affaires, ajoute-t-elle, d'autant plus que la saison des sucres est courte. Les restaurateurs québécois perdraient en moyenne 49 000 $ par année en raison des réservations non honorées, selon une étude de l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ). Le regroupement souhaite que la pénalité puisse être imposée en tout temps pour chaque absent, et que le montant soit augmenté à 20 $ par personne. La propriétaire du restaurant Auguste, Anik Beaudoin, voit dans la volonté du gouvernement un élément positif : la clientèle de Sherbrooke sera davantage conscientisée aux conséquences des no-shows. À première vue c'est bien, on fait un pas de l'avant. Mais je ne crois pas que ce soit assez sévère pour respecter les no-shows
, croit le propriétaire du resto-bar chez Stanley, Luc Laplante.
Plus de mordant
C'est bien rare que les gens ne se présentent pas du tout
, note de son côté la propriétaire de la Cabane chez Arthur, Vanessa Leblanc.Je pense qu'on pourrait aller encore plus loin
, dit-elle. Dans sa cabane à sucre située à Cookshire-Eaton, l’entrepreneure constate une augmentation des clients fantômes.
Ce sont des places laissées libres, qui nous auraient rapporté quelque chose et qui auraient certainement fait bien plaisir à des gens.
49 000 $ par année de pertes
On en parle, les gens l'entendent et se disent "OK, c'est la réalité que les restaurateurs vivent"
.
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