Taxe carbone industrielle : l’Alberta salue la prise de position de Pierre Poilievre
Le gouvernement de l’Alberta salue la prise de position du chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, sur la taxe carbone industrielle, alors que des experts s'inquiètent de son potentiel perturbateur sur des secteurs économiques importants, mais polluants. S’il est élu aux prochaines élections fédérales, le chef conservateur promet d’abroger la Loi sur la taxe carbone, ce qui mettrait le dernier clou dans le cercueil de la taxe carbone pour les consommateurs, comme annoncé par le premier ministre du Canada, Mark Carney, la semaine dernière. Cela aurait aussi pour effet d'entraîner la disparition de la tarification sur les grands émetteurs industriels, ainsi que du La superposition de politiques punitives de ce gouvernement libéral a rendu notre industrie moins compétitive et a limité sa capacité à investir dans de nouvelles technologies. Avec la disparition potentielle du Le programme d’innovation technologique et de réduction d’émissions (TIER, en anglais) administre la taxe carbone industrielle en Alberta. Il permet aux entreprises qui réduisent leurs émissions de vendre des crédits carbone à d’autres compagnies qui ne réussissent pas à en faire de même, ce qui fait profiter financièrement les compagnies qui respectent les cibles climatiques. Les installations qui dépassent les normes prévues peuvent aussi choisir de verser des sommes dans un fonds qui sert à financer des projets de transition énergétique. L’Alberta émet plus d’émissions de GES que toute autre province au pays. Si on mesure les émissions par habitant, la province est deuxième au classement, tout juste derrière la Saskatchewan. Les mines de sables bitumineux de Syncrude, près de Fort McMurray, sont les installations industrielles qui émettent le plus de GES dans la province, d'après les plus récentes données disponibles. L’Alberta compte une poignée de telles mines, en plus de nombreuses raffineries, de quelques centrales électriques au gaz naturel, et d’une cimenterie, notamment. Chez les grands émetteurs, Il croit qu’une disparition de la taxe carbone industrielle, comme le proposent les conservateurs fédéraux, ne ferait qu’accentuer l’incertitude que vivent déjà des acteurs économiques fragilisés par la menace tarifaire de Donald Trump. Cette proposition vise réellement à passer d'un système de pollueur-payeur à un système de paiement par le contribuable. Selon lui, la décision de Pierre Poilievre d’abroger la taxe carbone dans son entièreté découle d’une Depuis plus de trois ans, le chef conservateur répète son fameux slogan Avec la disparition du « filet de sécurité » fédéral, Sans taxe carbone fédérale et sans obligation pour les provinces de faire payer les pollueurs, filet de sécurité
fédéral, qui assure que la taxe carbone est appliquée selon les mêmes normes minimales dans toutes les provinces.Ça serait une excellente nouvelle
de faire disparaître la taxe carbone industrielle, soutient la ministre de l’Environnement de l’Alberta, Rebecca Schulz.filet de sécurité
fédéral, le plan de l’Alberta pour respecter ses cibles d’émissions de gaz à effet de serre (GES) reste toutefois flou.Le système TIER a historiquement bien fonctionné pour l’industrie
, admet-elle. Nous travaillons actuellement avec l'industrie pour recueillir leurs commentaires sur la manière dont nous pourrions faire mieux.
L’Alberta, première émettrice de GES au pays
Plus d’incertitude, selon des experts
L'industrie aime faire des plans à long terme, basés sur une compréhension de ce que seront les règles en matière de carbone et le prix des crédits [carbone]
, dit Chris Severson-Baker, directeur général de l’Institut Pembina, une organisation albertaine spécialisée dans la transition énergétique.il y a un fort désir de maintenir une certitude dans la façon dont le Canada aborde le système de tarification du carbone, parce qu'il s'agit d'un élément central des grandes décisions économiques prises par les entreprises
, explique-t-il.volonté très forte de la part du Parti conservateur de maintenir un slogan qui a été très efficace du point de vue de la communication, plutôt que de proposer un plan qui réduira réellement les émissions, et qui apportera aussi de la certitude à l'industrie.
Axe the Tax
, devenu Abolir la taxe
en français.il est possible, et je pense même probable que l'Alberta garde en place son système
provincial de plafonnement et d’échange des GES, croit Andrew Leach, professeur d’économie et de droit à l’Université de l’Alberta spécialisé en énergie.La question est de savoir si elle sera aussi stricte et mordante qu'elle l'aurait été autrement
, dit-il.y aura-t-il des mesures réellement efficaces et qui entraîneront des réductions d'émissions ?
questionne-t-il.
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