Des robots en Lego s’affrontent à Sept-Îles
Cette fin de semaine au Cégep de Sept-Îles, les robots étaient à l’honneur. Une vingtaine de jeunes de première et de deuxième secondaire se sont affrontés dans le cadre de la compétition de la Ligue Lego First. Avant de mettre leur robot à l’épreuve, les participants ont d’abord dû les construire et apprendre à les programmer. Ils espèrent ensuite se qualifier pour la compétition provinciale, à Longueuil. Une heure avant le coup d’envoi de la compétition, la jeune Lily Anne Ramdan a admis se sentir Lily-Anne Ramdan (à droite), élève de première secondaire, est déjà passionnée par la robotique. Photo : Radio-Canada / Paul Fontaine Le premier défi que doit surmonter son équipe est aussi le plus populaire, croit le directeur de l’Institut technologique de maintenance industrielle (ITMI), Éric Sénéchal. Et pendant que le robot accomplit sa tâche, il est interdit de le toucher. L’équipe n’a le droit que de le programmer à distance. Une vingtaine de jeunes se sont affrontés lors d'une compétition de ligue Lego First organisée par l'Institut technologique de maintenance industrielle du Cégep de Sept-Îles. Photo : Radio-Canada / Paul Fontaine Le deuxième défi consiste à présenter au jury un projet innovant, censé régler un problème de société. Lily-Anne et son équipe ont choisi de présenter une reproduction d’un sous-marin afin de s’attaquer aux déversements de pétrole. La compétition met aussi à l'épreuve la communication et le travail d’équipe, qui sont aussi notés par le jury. Florent Fosso, enseignant du programme de science enrichie et robotique à l’école Jean-du-Nord, y voit une occasion de développer des valeurs importantes. L'enseignant Florent Fosso, du programme Sciences enrichi et robotique de Jean-du-Nord, observe depuis le début de l'année les bienfaits de cette activité sur les jeunes. Photo : Radio-Canada / Alban Normandin Une valeur au centre de l’événement est aussi d’intéresser les jeunes filles à la technologie. La chercheuse au centre de recherche affilié au Cégep de Sept-Îles, Mariya Dimitrova, travaille fort pour inverser la tendance en offrant des ateliers technologiques, et ce, dès l’école primaire. J’essaie de vulgariser, de m’adapter, d’expliquer la science et la robotique, étape par étape. Elle donne ainsi la piqûre aux élèves de cinquième et de sixième année, qui rêvent déjà de s’inscrire à la spécialité robotique de l’école Jean-du-Nord.un peu stressée
, mais restait très confiante. Quand on travaille fort dessus, on est fières de le voir aller.

Le robot est sur un plateau de jeu, et il doit faire des missions pour ramasser des points, comme aller chercher une pièce et la mettre à un endroit précis
, raconte-t-il. 
C’est impressionnant que les jeunes puissent en faire autant
, avoue Éric Sénéchal. Pour lui, cette compétition permet de les intéresser très tôt à un secteur d'avenir avec des emplois très recherchés dans la région.Trouver des solutions à des problèmes réels
On a créé un sous-marin qui aspire le pétrole déversé dans les océans par les pétroliers. Je veux aussi réutiliser le pétrole.

Chacun a un rôle bien précis dans l’équipe : le programmeur, le spécialiste de mission, les communicateurs. Au début, c’est un peu timide, et on voit de plus en plus de cohésion, de complicité, et de solidarité
, témoigne-t-il. Sur une vingtaine d’élèves, il y a juste trois filles
, a tôt fait de remarquer Lily-Anne. Et je suis la seule qui est vraiment intéressée. Ça ne me dérange pas, je suis fière.
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