Le professeur Emmanuel Choquette analyse ce qui attend Mark Carney à la tête du PLC
Les jeux sont faits. C’est l’ancien gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui a remporté la course la direction du Parti libéral du Canada. Il remplace Justin Trudeau à la tête du parti. Le professeur au département de communication à l’Université de Sherbrooke, Emmanuel Choquette, analyse ce qui s’en vient pour le nouveau chef. À très court terme, ce qui attend probablement [Mark Carney], c'est une campagne électorale. C'est de réunir tout le monde derrière cette nouvelle direction pour pouvoir aller de l'avant.Qu’est-ce qui attend Mark Carney à partir de demain ?
À partir de demain, ce qui l’attend, c'est de devenir premier ministre, de diriger le prochain gouvernement. Ce sera somme toute un règne relativement court, fort probablement, étant donné que les partis de l'opposition ont décidé de faire tomber le gouvernement à la première occasion. Il serait aussi assez surprenant que le nouveau gouvernement tienne plus longtemps, même qu’on ne fasse pas tomber le gouvernement de la part du gouvernement lui-même.
Quels sont les dossiers prioritaires ?
Même si on connaît déjà assez bien [les candidats], on a pu les voir et les entendre durant la dernière course à la chefferie du parti libéral, il n'en demeure pas moins qu'il faut mieux connaître [Mark Carney] et je pense que donc qu’[il] aura fort à faire dans les prochains jours, dans les prochaines semaines pour faire connaître ses positions et pouvoir bien diriger et consolider le parti après une course à la chefferie.
Bien sûr, il y a toujours des équipes qui sont formées. Il y a toujours aussi des gens. Il y a des membres aussi qui sont plus déçus, il y en a d'autres qui sont un peu plus contents aussi
Ensuite, on connaît le dossier avec les États-Unis, on sait à quel point c'est un dossier hyper prioritaire qui a occupé le plus large espace dans la dernière course et qui occupe le plus large espace, mais aussi, médiatique tous sujets confondus à la grandeur du pays. Alors, faire face à Donald Trump demeure un défi extrêmement important. Sur la question de l'imposition des tarifs, le caractère imprévisible de Donald Trump fait en sorte que [Mark Carney] doit faire face, absolument, à un président imprévisible.
Mark Carney est-il assez fort pour redorer l’image du parti ou mener le dossier de Trump ?
On l'a vu durant la course,[...] Mark Carney disait être plutôt bien placé, notamment à cause de ses expériences économiques, lui qui a été le gouverneur de la Banque du Canada. Donc, en ce sens-là, il se positionnait de façon très claire en mesure de faire face à Donald Trump.
Mark Carney a remporté 85,9 % des votes, suivi de Chrystia Freeland, avec 8 %. Karina Gould et Frank Baylis ont respectivement amassé 3,2 % et 3 % des votes.
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