Quand la fierté prend racine en CHSLD
Lorsqu’elle a organisé le déménagement de sa mère en CHSLD à l’automne 2021, Marie-Laurence Paré a dû apprivoiser ce nouveau milieu de vie en pleine pandémie. Au fil du temps, Membre du comité des résidents du CHSLD Paul-Gouin situé dans le nord de Montréal, Mme Paré cite en exemple l’intérêt de sa mère pour le jardinage. Le CHSLD Paul-Gouin reçoit des élèves du quartier à l'occasion d'un bingo. Photo : Radio-Canada / Davide Gentile Un point de vue partagé par une autre proche aidante dont l’état de santé du conjoint nécessitait aussi une prise en charge en CHSLD. Cette ouverture aux familles et aux proches aidants, notamment lors d’une crise sanitaire, figure parmi les recommandations clés tant du Protecteur du citoyen que de la coroner Gehane Kamel, en 2022. Cette dernière avait été mandatée par Québec pour se pencher sur les cas de mortalité dans ces établissements. Plus de 5000 résidents en CHSLD y sont décédés durant la pandémie, souvent sans être accompagnés par leurs proches. Plus de 35 000 personnes sont hébergées dans environ 400 CHSLD publics et privés dans la province chaque jour. Lors de notre passage au CHSLD Paul-Gouin au mois de février, c’était jour de visite scolaire. Des dizaines d’enfants accompagnaient les 73 résidents pour un bingo. D’autres saluaient des résidents dans leur chambre. La technicienne d'intervention en loisirs Sadjia Lamraoui ne cache pas sa fierté de travailler en CHSLD. Photo : Radio-Canada Tant le personnel que les familles étaient conscients de l’image ternie des CHSLD en raison notamment de la pandémie. Pour la gestionnaire responsable du CHSLD, Sandrine Savanier, Gestionnaire responsable du CHSLD Paul-Gouin, Sandrine Savanier estime que la pandémie a été un vecteur de changement dans les 400 centres d'hébergement publics et privés au Québec. Photo : Radio-Canada / ivahno demers Selon elle, Elle cite notamment la présence d’un gestionnaire dans chaque CHSLD, les ateliers en prévention des infections et la formation accélérée de milliers de préposés aux bénéficiaires pour prêter main-forte. Vincent Audet-Nadeau est l’un de ceux qui ont fait le saut en 2020 comme préposés Un contraste frappant avec l’isolement et la présence de l’armée au plus fort de la pandémie. Vincent Audet-Nadeau est l'un des 10 000 préposés aux bénéficiaires qui ont suivi une formation accélérée à l'été 2020. Ici, il félicite Mme Simone Be, qui vient de traverser le corridor avec sa marchette. Photo : Radio-Canada Pour la directrice générale du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), Sylvie Tremblay, Selon elle, des progrès significatifs ont été réalisés, Par ailleurs, il reste encore des CHSLD privés à Avec la collaboration de Mathieu Bolduc Au départ, on avait des mesures très strictes sur l'isolement dès qu'il y avait une petite toux
, se rappelle-t-elle.il y a eu une écoute et une ouverture pour mettre des choses en place afin de répondre aux besoins du résident et du proche aidant
, poursuit-elle.On nous a soutenues pour réaliser ce projet-là avec un bac à l’arrière, dit-elle. Je vois beaucoup de positif maintenant, c'est une alliance avec le personnel.

Quand les gens sont gentils, ça se propage entre les membres du personnel et entre les résidents, ça devient comme la culture
, constate Danielle Paquin.Venez nous voir

On est ouvert, il faut venir, il faut entrer
, lance la technicienne d'intervention en loisirs au CHSLD, Sadjia Lamraoui.Nous, on est fiers de nous. Plus les gens viendront, plus ils auront leur propre opinion
, estime Mme Lamraoui.on fait partie des centres d’hébergement qui développent le plus ce partenariat, que ce soit avec des écoles primaires, des cégeps, des artistes locaux et même une équipe de basketball
.
le traumatisme de la pandémie est passé [...] et aura été un gros, gros vecteur de changement
.Des progrès
Legault
. Dans mon existence, je te dirais que je vis une des plus belles périodes, sinon la plus intéressante
, admet-il.
la COVID aura été un wake-up call sur le besoin impératif d'arriver avec des barèmes de qualité plus grands dans les CHSLD
.mais il y a encore beaucoup de boulot à faire sur les plages horaires [...] par exemple le soir, la nuit, la fin de semaine, où c'est encore très, très difficile d'avoir du personnel
.conventionner
selon les conditions du secteur public, souligne-t-elle.J'espère ardemment que les coupes vont arrêter et qu'ils [les gestionnaires de Santé Québec] vont laisser les personnes sur place parce que c'est indispensable
, ajoute-t-elle.
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