Éric Caire démissionne
La pression était devenue insoutenable. Le ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Éric Caire, quitte son poste dans la foulée du « fiasco SAAQclic » et de ses dépassements de coûts de 500 millions de dollars. C'est François Legault qui, en personne, a annoncé la démission de M. Caire, jeudi après-midi, alors qu'il était de passage à La Tuque, en Mauricie, pour y rencontrer des acteurs de l'industrie forestière. Dans les minutes qui ont suivi, le principal intéressé a aussi transmis aux médias une déclaration écrite dans laquelle il explique en être arrivé à la conclusion que Il maintient toutefois avoir Masqué en raison d'une Il avait aussi qualifié de La mêlée de presse du premier ministre Legault suivie du résumé de Mathieu Gohier Éric Caire ne sera donc plus ministre de la Cybersécurité et du Numérique. Ni leader parlementaire adjoint du gouvernement, à en croire les changements apportés au site web de l'Assemblée nationale jeudi après-midi, où on apprend en outre que le député de La Peltrie ne siégera plus à aucune commission parlementaire. On ne sait pas encore qui le remplacera dans ces fonctions. Un ajustement du Cabinet suivra au cours des prochains jours, a indiqué M. Legault jeudi. Éric Caire, qui a longtemps affirmé n’avoir rien à voir avec le virage numérique de la SAAQ, était sur la sellette depuis la publication de plusieurs articles remettant en cause son rôle dans ce coûteux ratage. Toutes les oppositions réclamaient son départ. Le Parti libéral du Québec (PLQ), cela dit, demande également la démission de la ministre responsable de la SAAQ, Geneviève Guilbault, et de son prédécesseur, François Bonnardel, muté depuis à la Sécurité publique. Mme Guilbault a toutefois affirmé jeudi après-midi, après la démission d'Éric Caire, que depuis son entrée en poste, après les élections de 2022, elle n'a signé Patrice Roy discute de la démission d'Éric Caire avec Véronique Prince et Michel David Éric Caire, selon nos informations, demeurera député de La Peltrie, au grand dam du Parti conservateur d'Éric Duhaime, donné comme favori dans cette circonscription par le site de projections de sondages Qc125 et qui aimerait bien obtenir un siège à l'Assemblée nationale. Sa démission à titre de ministre fait suite à la publication jeudi dernier d'un rapport accablant de la vérificatrice générale du Québec, qui a découvert que des dirigeants de la SAAQ avaient caché de l'information aux décideurs politiques, une conclusion que les membres du gouvernement rappellent chaque fois qu'ils en ont l'occasion. Le Le Parti québécois l'a même comparé au scandale des commandites et à celui de Norbourg en soulignant que cette affaire était encore pire La formation de Paul St-Pierre Plamondon, tout comme Québec solidaire, réclame depuis des jours le déclenchement d'une enquête publique indépendante sur la gestion des projets informatiques du gouvernement. Les libéraux, d'abord hésitants, ont joint leur voix à cette demande jeudi après-midi. Dans une série de points de presse organisés en toute hâte après l'annonce de la démission d'Éric Caire, les trois partis d'opposition ont insisté sur le fait que le départ de celui-ci ne clôt pas pour autant ce dossier et que cette affaire est loin d'être finie. Le libéral Monsef Derraji est notamment revenu à la charge pour exiger le décaviardage de tous les procès-verbaux du conseil d'administration de la SAAQ, une requête soumise cette semaine à l'Assemblée nationale sous la forme d'une motion sans préavis dont le gouvernement n'a pas voulu débattre. Pierre E. Rodrigue, qui avait été désigné président de l'Office des professions du Québec par le Cabinet Legault mercredi afin de redresser la barre de cette organisation qui traverse ces jours-ci une période de turbulences, a vu sa candidature à une importante promotion ne pas être retenue en raison des révélations des derniers jours. Le gouvernement, qui avait fait savoir quelques heures après l'annonce de cette nomination que celle-ci serait réévaluée, a confirmé jeudi avoir reçu la démission du principal intéressé. Le Cabinet Legault n'était pas au courant des allégations concernant Pierre E. Rodrigue au moment de le nommer à la tête de l'Office des professions, mercredi, a indiqué Sonia LeBel jeudi matin. Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel Le fait que l'ancien sous-ministre d'Éric Caire voie son nom associé au Celui-ci a expliqué sur le réseau LinkedIn jeudi qu'il avait lui-même quitté le Comité de Cybersécurité du Québec parce que celui-ci avait cette affaire
est devenue une distraction
pour son gouvernement et son premier ministre.assumé [ses] responsabilités
et n'avoir rien à [se] reprocher
dans le dossier du virage numérique de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), hormis de ne pas avoir été assez méfiant
.grosse grippe
, Éric Caire avait plus tôt démenti un article publié dans Le Devoir révélant qu'il avait, avec son sous-ministre de l'époque, Pierre E. Rodrigue, assisté à une présentation le 13 juin 2022 au cours de laquelle il avait été mis au fait des dépassements de coûts projetés.faux
un article du Journal de Montréal indiquant qu'il avait, neuf jours plus tard, tenté de cacher une facture de 222 millions de dollars additionnels pour mettre en œuvre le virage numérique de la société d'État en signant un arrêt ministériel pour permettre à la SAAQ de contourner les règles du Trésor.
aucun document
en rapport avec SAAQclic. Quand je suis arrivée, c'était en train de se faire
, s'est-elle défendue.
fiasco SAAQclic
, de l'avis de nombreux observateurs, constitue une des pires crises que le gouvernement Legault a eu à traverser depuis son arrivée au pouvoir, en 2018, voire la pire, abstraction faite de la pandémie de COVID-19.sur le plan financier
.Un ancien sous-ministre écope aussi
Ce matin, M. Rodrigue n'est plus président de l'Office
, a fait savoir la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, dans un bref point de presse organisé en début de journée.
désastre SAAQclic
ne surprend pas le fondateur du Hackfest, Patrick Mathieu.perdu de son efficacité
sous la direction de Pierre E. Rodrigue.Son manque de compréhension des enjeux de sécurité a transformé notre mission en une simple formalité bureaucratique
, a témoigné M. Mathieu, selon qui le fiasco
SAAQClic était prévisible
.Il est temps que le gouvernement du Québec prenne au sérieux la cybersécurité et les projets informatiques en mettant les bonnes personnes aux bonnes places
, a-t-il soutenu.
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