« J’ai beaucoup de respect » pour le président Zelensky, dit Trump
Le président américain, Donald Trump, qui recevait jeudi le premier ministre britannique, Keir Starmer, a baissé le ton face au président ukrainien, tout en continuant de considérer le président russe comme un interlocuteur digne de confiance dans les pourparlers de paix. Le premier ministre britannique était à Washington pour prendre le relais de la campagne de persuasion visant à obtenir du président américain des garanties de sécurité pour l'Ukraine. Au cours de la conférence de presse qui a suivi leur rencontre, Donald Trump n'a pas offert les assurances sécuritaires souhaitées par Kiev et ses alliés, mais l'entente sur les minéraux ukrainiens à laquelle en sont venus Américains et Ukrainiens semble avoir adouci ses propos sur le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. C'est la réponse qu'il a fournie à un journaliste qui lui demandait s'il présenterait des excuses à son homologue ukrainien, attendu vendredi à la Maison-Blanche pour parapher l'accord, conclu après de fortes pressions exercées par l'administration Trump. Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d'une rencontre à la Trump Tower à New York, le 27 septembre 2024. Photo : Reuters / Shannon Stapleton Lors de la session de questions-réponses qui a précédé la rencontre avec son vis-à-vis britannique, un autre journaliste lui a demandé s'il croyait toujours que Volodymyr Zelensky était un dictateur. J'ai une très bonne relation avec le président Poutine et je pense que j'ai une très bonne relation avec le président Zelensky. Il a par ailleurs soutenu que sa relation avec Volodymyr Zelensky avait été Donald Trump est resté insensible aux demandes de garanties sécuritaires face à la Russie, affirmant que la présence d'entreprises américaines serait dissuasive. Interrogé sur la réaction de Washington si Moscou ne la respectait pas, il a présenté le président russe comme un partenaire de paix digne de confiance. Je connais [Vladimir Poutine] depuis longtemps et je ne crois pas qu'il va manquer à sa parole. Si le ton adopté publiquement par Donald Trump et son invité, qu'il a décrit comme une Il a évoqué Keir Starmer est le deuxième leader européen, après le président français Emmanuel Macron, à se rendre cette semaine à la Maison-Blanche pour rencontrer le président américain, dont le rapprochement avec la Russie inquiète l'Ukraine et ses alliés. Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a transmis une invitation du roi Charles III au président américain Donald Trump, le 27 février 2025. Photo : Reuters / Kevin Lamarque À l'instar du président français, le premier ministre britannique a vanté son interlocuteur à plusieurs reprises. Keir Starmer a notamment salué son L'histoire doit être du côté de ceux qui œuvrent pour la paix et non de l'envahisseur. Il a par ailleurs indiqué que son pays, en collaboration avec les pays alliés, était prêt à mettre des L'un de ses premiers gestes au bureau ovale a été de transmettre au président américain une lettre d'invitation du roi Charles III pour une visite officielle au Royaume-Uni. Le premier ministre britannique a lourdement insisté sur le fait qu'une deuxième visite officielle, après celle qu'avait effectuée Donald Trump au cours de son premier mandat, serait Le président Trump a d'ailleurs amorcé la conférence de presse conjointe en soulignant l'invitation du monarque britannique. Quelques jours avant sa visite, le premier ministre Starmer a voulu éliminer un irritant, Donald Trump martelant depuis des années que les pays membres de l'OTAN ne consacrent pas suffisamment d'argent à la défense. Il a ainsi promis que le Royaume-Uni allait augmenter ses dépenses militaires à hauteur de 2,5 % du produit intérieur brut d'ici 2027, avec une cible de 3 % d'ici une décennie. L'objectif de 2,5 % avait en fait déjà été annoncé, mais sans échéancier. Donald Trump a d'ailleurs applaudi le geste pendant la conférence de presse. Le président américain a par ailleurs dit Lundi, le président français a lui aussi tenté de convaincre son homologue américain que la paix ne devait pas « signifier la capitulation » de Kiev, multipliant parallèlement les félicitations et les remerciements. Le président Zelensky est attendu à la Maison-Blanche vendredi, vraisemblablement pour signer l'entente sur les minerais. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a tenu une conférence de presse dimanche après un forum sur la situation de l'Ukraine en 2025. Photo : Reuters / Anatolii Stepanov S'il a déclaré qu'il s'agissait d'une Parallèlement, Washington et Moscou ont poursuivi leurs pourparlers bilatéraux au cours d'une rencontre à Istanbul, en Turquie. Il s'agit de la deuxième discussion russo-américaine en moins de deux semaines, après celle de Riyad, en Arabie saoudite. La semaine dernière, les déclarations officielles de la délégation américaine ont mis en évidence l'importance de l'établissement d'un partenariat économique entre les États-Unis et la Russie dans ces négociations, présentées comme des pourparlers de paix, mais menées sans l'Ukraine ou ses alliés occidentaux. Un porte-parole du Kremlin a par ailleurs martelé jeudi que l'annexion des territoires ukrainiens qu'occupe la Russie était Comme il l'avait fait la veille, Donald Trump a pour sa part ouvert la porte à une négociation sur les territoires conquis. Les discussions de haut niveau entre les délégations américaine et russe découlent de l'appel d'il y a quelques semaines entre le président Trump et son homologue russe, au cours duquel ils ont convenu de lancer des négociations « immédiates » en vue de mettre un terme à la guerre en Ukraine.J'ai beaucoup de respect pour lui. Nous leur avons donné beaucoup d'équipement. Mais [les combattants ukrainiens] se sont battus avec courage
, a-t-il dit, quelques jours après l'avoir traité de dictateur et avoir blâmé l'Ukraine pour la guerre pourtant lancée par la Russie.
Est-ce que j’ai dit ça? Je ne peux pas croire que j’ai dit ça
, a-t-il lancé.un petit peu tendue
, se réjouissant de l'entente ukraino-américaine. Nous voulions avoir ce que les nations européennes avaient
, a-t-il déclaré, affirmant de nouveau erronément que les pays européens récupéraient l'aide qu'ils avaient consentie à l'Ukraine. Tant Keir Starmer que le président français, Emmanuel Macron, l'ont d'ailleurs poliment rappelé à l'ordre. Trump réitère sa confiance envers Poutine
Quand nous aurons une entente, je pense qu’elle va tenir
, a soutenu Donald Trump, affirmant qu'elle surviendrait bientôt
ou pas du tout
.personne très spéciale
, est resté très cordial, le premier ministre britannique ne s'est pas gêné pour émettre des mises en garde contre le président russe.un plan pour parvenir à une paix ferme et juste, que l'Ukraine contribuera à façonner et qui sera soutenue par la force afin d'empêcher Poutine de revenir à la charge
. Opération séduction

engagement personnel et profond en faveur de la paix et de l'arrêt des massacres
. Vous avez ouvert une fenêtre d'opportunité formidable pour parvenir à un accord de paix historique
, a-t-il dit à son interlocuteur, avant de livrer un plaidoyer en faveur de l'Ukraine.Il y a un célèbre slogan au Royaume-Uni, datant d'après la Seconde Guerre mondiale, qui dit que nous devons "gagner la paix", a-t-il ajouté. Et c'est ce que nous devons faire maintenant, car cela ne peut pas être une paix qui récompense l'agresseur ou qui donne un soutien à des régimes comme l'Iran.
bottes sur le terrain et des avions dans les airs
pour le maintien de la paix en Ukraine, une fois un accord conclu. C'est la seule façon de faire durer la paix.
vraiment historique
.C'est vraiment spécial, cela ne s'est jamais produit auparavant. C'est sans précédent. Je pense que cela symbolise la force des relations entre [nos deux pays]
, a-t-il dit.soutenir
l'article 5 du traité de l'OTAN, qui engage tous les pays membres à se protéger mutuellement en cas d'attaque. Je ne pense pas que nous aurons la moindre raison
de l'invoquer pour protéger des troupes britanniques ou françaises en Ukraine, a-t-il cependant ajouté, confiant de voir une paix remplie de succès
.Visite de Zelensky vendredi

très grosse entente
, Volodymyr Zelensky a plutôt affirmé que les deux parties en étaient venues à un accord-cadre qui sera, espère-t-il, suivi d'ententes subséquentes. Pas question de négocier les territoires conquis, dit Moscou
non négociable
.Nous allons certainement essayer de récupérer tout ce que nous pouvons
, a-t-il dit jeudi, rejetant toutefois sans équivoque une autre revendication de Kiev, soit son adhésion à l'Alliance nord-atlantique.En ce qui concerne l'OTAN, cela n'arrivera pas
, a-t-il ajouté, reprenant la propagande de Moscou. C'est ce qui a déclenché toute cette histoire.
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