Une école francophone d’Ottawa qui tarde à être livrée et des parents à bout de patience
Un système de chauffage défaillant, un nombre de toilettes insuffisant et aucun gymnase ni bibliothèque. Ajoutez à cela un projet d’une nouvelle école élémentaire catholique qui stagne. Voici la réalité de près de 200 élèves francophones d'Ottawa. Un regroupement de parents francophones du centre-ville d’Ottawa lance un cri du cœur en pleine campagne électorale ontarienne. Il demande un engagement concret de financement aux partis et candidats pour remplacer l’école vétuste Au Cœur d’Ottawa qui accueille 199 enfants âgés de 4 à 12 ans. Cet établissement du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) se trouve dans des locaux temporaires depuis 2017 au 88 rue Main. L'école Au Coeur d'Ottawa se trouve en ce moment dans des locaux loués temporairement à un conseil scolaire catholique anglophone. Photo : Radio-Canada / Maxim Allain Ce dernier est coprésident du regroupement de parents qui s’impatientent devant la lenteur de l’achèvement des travaux des futurs locaux de l’école qui seront situés près de l’Université Saint-Paul. Le ministère de l’Éducation et le CECCE avaient annoncé l'achat de l'édifice patrimonial Deschâtelets en 2020 avec une ouverture prévue à l’automne 2021. Un montant de 5,7 millions de dollars était prévu pour ces travaux et le déménagement. Depuis cette annonce, des plans d’architectures intérieures ont été approuvés. Le désamiantage et la stabilisation du bâtiment ont été terminés. Le conseil scolaire a soumis une demande de financement supplémentaire en avril 2022 afin de pouvoir conclure les travaux. Selon le conseil scolaire, il reste Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) avait dévoilé en 2020 ce dessin du futur domicile de l'école Au Coeur d'Ottawa. (Photo d'archives) Photo : Gracieuseté : CECCE La réponse du gouvernement de l’Ontario se fait toujours attendre. Surtout que les parents ont vu passer une annonce du gouvernement de l’Ontario le 27 janvier dernier. Une enveloppe de 1,3 milliard de dollars a été mise de côté pour la construction de plusieurs écoles à travers la province. Il n’y avait toutefois rien au menu pour les travaux à compléter du nouveau domicile de l’école Au Cœur d’Ottawa. Son financement doit venir d’une enveloppe différente qui n’avait pas été encore approuvée au moment du déclenchement des élections, explique le CECCE. Deux lettres envoyées au ministère de l’Éducation par le regroupement de parents sont restées sans réponse dans la dernière année. Joint par Radio-Canada, le ministère de l’Éducation de l’Ontario indique que Du côté du CECCE, la surintendante France Goulard rappelle que l’école Au Coeur d’Ottawa est Mme Goulard ajoute que le conseil scolaire a répondu à toutes les questions du ministère. L'école Au Coeur d'Ottawa ne possède aucune structure de jeu dans sa cour actuelle. Photo : Radio-Canada / Maxim Allain Quant aux principaux candidats dans la course électorale dans la circonscription d’Ottawa-Centre, ils ont répondu aux parents être prêts à militer pour faire débloquer le financement additionnel. Marc-André Boivin, lui, garde espoir de voir sa fille effectuer sa rentrée scolaire de l’automne 2026 dans les nouveaux locaux de l’école Au Cœur d’Ottawa. Les autres parents et lui explorent toutes les avenues pour faire avancer le dossier. Dans leur lettre acheminée aux divers candidats, ils rappellent que l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés prévoit le droit à l’éducation en français.
Huit ans plus tard, on n’a pas de réponse claire. On veut que ça bouge. C’est ça notre message
, lance Marc-André Boivin, dont la fille fréquente une classe de première année.beaucoup
à faire, notamment aménager les salles de classe, les corridors, la bibliothèque et les salles de bain.
Il y a une montée des frustrations et de l’impatience
, avoue Marc-André Boivin.
Des questions toujours sans réponse
Tout ce qu’on veut, c’est que des fonds soient débloqués ou même une réponse : une explication pourquoi nous n’avons pas reçu de fonds
, affirme Monique Moreau, qui est co-présidente du conseil d’école.Une partie des rénovations obligatoires et nécessaires ont été complétées. Tout ce qu’on veut maintenant, c’est d’être capable d’offrir à nos enfants une école saine, une école soi-disant normale avec un gymnase, avec une bibliothèque, avec de l’eau potable, avec des ascenseurs [...] Donc une école avec des choses de base
, ajoute-t-elle. chaque projet a ses particularités et doit faire l’objet d’une vérification diligente de la part du ministère
. Par conséquent, les délais liés à ces vérifications varient en fonction de plusieurs facteurs, notamment la complexité du projet du conseil scolaire
, affirme-t-il dans une réponse écrite.Concernant le projet de l’école élémentaire catholique Au Cœur d’Ottawa, le ministère de l’Éducation a reçu des informations supplémentaires de la part du conseil en décembre 2024. Compte tenu de la complexité de ce projet, le ministère continue de travailler en étroite collaboration avec le conseil scolaire sur la première demande relative à ce projet, qui comprenait une demande de financement supplémentaire.
Une attente « anormale »
une de nos plus grandes priorités
. Elle avoue que cette longue attente pour une nouvelle aide financière est anormale
.Nous gardons nos doigts croisés. Nous visons vraiment recevoir des nouvelles dans les prochaines semaines
, dit-elle.
C’est important de compléter cette lutte-là. En tant que Franco-Albertaine, je suis habituée à ne pas avoir comme les autres. Puis, ce n'est pas juste
, mentionne Monique Moreau, qui a déménagé à Ottawa, il y a 25 ans.Je reste pour continuer cette lutte-là, [...] pour dire que nous avons [des] droits comme les anglophones et aussi [pour] montrer à mes enfants que la lutte ne finira probablement jamais et que c’est très important de continuer
, ajoute-t-elle.
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