Tarifs douaniers : Scott Moe en mission séduction à Washington
Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, s'est rendu une fois de plus à Washington pour plaider contre les tarifs douaniers imposés par les États-Unis sur les produits canadiens. Il est accompagné de représentants d'entreprises de la province dans le cadre de cette mission. La délégation doit rencontrer des décideurs et des chefs d'entreprise américains pour souligner l'importance de maintenir une économie forte entre les deux pays. La relation entre nos territoires est mutuellement bénéfique, et nous travaillons avec les principales parties prenantes, les leaders de l'industrie et les représentants gouvernementaux des deux côtés de la frontière pour bâtir et protéger nos économies. Un représentant de la Chambre de commerce de la Saskatchewan accompagne Scott Moe dans ce voyage, ainsi que plusieurs représentants d'entreprises de la province. Ce déplacement à Washington est le deuxième de Scott Moe au cours du mois de février. Lors de son premier voyage, il n’était pas parvenu à mettre fin à la menace de tarifs douaniers. Le professeur de sciences politiques de l'Université de l'Alberta Frédéric Boily reconnaît que la menace tarifaire des États-Unis pourrait toucher l’économie canadienne dans son ensemble, y compris l’économie de la Saskatchewan. Il doute cependant de la pertinence d’une nouvelle visite de Scott Moe. Scott Moe avait tout de même qualifié la relation entre la Saskatchewan et les États-Unis de Les États-Unis restent le plus important partenaire commercial de la province. Chaque année, les importations et les exportations qui traversent la frontière représentent environ 40 milliards de dollars. Le président-directeur général de la Chambre de commerce de la Saskatchewan, Prabha Ramaswamy, estime également que le Canada et les États-Unis sont plus forts sans droits de douane. Nous souhaitons façonner les perspectives et éclairer la prise de décision en montrant les conséquences économiques des tarifs douaniers sur nos deux économies. Scott Moe n’est pas le seul représentant du gouvernement provincial présent à Washington. Le ministre de l’Agriculture, Daryl Harrison, est aussi dans la capitale américaine pour assister à la Conférence politique d’hiver 2025 organisée par le National Association of State Departments of Agriculture (NASDA). L'événement se déroule du 24 au 27 février. Daryl Harrison doit profiter de ce rassemblement pour discuter des questions urgentes liées à l’agriculture et à la politique alimentaire. Le ministre provincial doit rencontrer des secrétaires d’État, des commissaires et des directeurs de l’agriculture, ainsi que des chefs de file de l’industrie et des représentants fédéraux. Pour Daryl Harrison, cette conférence met en valeur Il ajoute que la conférence permet également de renforcer les partenariats et de défendre des politiques qui profitent aux producteurs Saskatchewanais. Pour Frédéric Boily, l’important, maintenant, c'est de trouver d’autres marchés pour minimiser les effets de potentiels tarifs douaniers. Pour éviter que les tarifs douaniers n’aient trop d’impact, il faut maintenant penser à la diversification et essayer de trouver de nouveaux marchés. Le professeur de sciences politiques reconnaît tout de même qu’il est difficile de trouver de nouveaux partenaires commerciaux. En 2024, les produits agroalimentaires représentaient près de 22 % des exportations saskatchewanaises vers les États-Unis.Les entreprises de la Saskatchewan jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire de l’Amérique du Nord
, a rappelé Scott Moe dans un communiqué.On voit mal comment une énième visite pourrait faire changer Donald Trump et son administration d’avis
, affirme le professeur. Il pense que, si des changements devaient avoir lieu, cela viendrait plutôt de facteurs internes à la politique américaine
.meilleure au monde
, compte tenu de ce que la province offre en Amérique du Nord.Un lieu, deux événements
la contribution que [la Saskatchewan apporte] à la compétitivité et à la sécurité alimentaire de l'Amérique du Nord
. C’est peut-être même plus compliqué pour des provinces comme la Saskatchewan et l'Alberta, qui sont des provinces enclavées.
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