Charles Lassonde coupable du meurtre prémédité de Serge Boutin
À la sixième journée de délibérations, le jury est parvenu à un verdict unanime : Charles Lassonde a été reconnu coupable du meurtre prémédité de Serge Boutin, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à Danville. Les 12 jurés n'ont pas cru la version présentée par l’accusé durant son témoignage. L'auteur du crime a tenté d'en faire porter la responsabilité à sa conjointe de l’époque, Lana Dubois, soutenant que c’était elle qui avait tué Serge Boutin en lui lançant une roche sur la tête. Au moment du verdict de culpabilité de meurtre au premier degré, Charles Lassonde a hoché la tête. Le juge Claude Villeneuve l'a immédiatement condamné à une peine d'emprisonnement à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Je tiens à souligner le travail du jury. Un travail appliqué, fait avec patience et rigueur. Le juge va ordonner à Charles Lassonde de fournir un échantillon de son ADN. Il lui sera également interdit de posséder des armes à feu à vie. La défense a déjà confirmé son intention de porter la cause en appel. Elle a 30 jours à la suite du verdict pour le faire. Ce dernier a précisé que son C'est très décevant quand une personne écope d'un emprisonnement à perpétuité à la suite d'un tel processus. Serge Boutin a disparu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. Même si à l’époque, son corps n’était pas retrouvé, un couple a été arrêté le 1er août : Lana Dubois et Charles Lassonde. Le duo a été accusé du meurtre prémédité de Boutin et devait subir un procès conjoint en novembre 2023. Quelques jours avant le début des procédures, en 2023, Lana Dubois est passée aux aveux. Elle est devenue témoin collaborateur et a plaidé coupable à un chef réduit d'homicide involontaire. La témoin clé du ministère public avait écopé d’une peine de quatre ans et demi de pénitencier, qu’elle a déjà purgé. Tout au long du procès actuel, la femme de 51 ans a souvent répété qu’elle Les révélations de Lana Dubois ont permis aux policiers de découvrir le corps de Serge Boutin dans une carrière désaffectée de Danville. Il était enroulé dans une large bâche de plastique. La policière de la Sûreté du Québec (SQ) qui a déterré le cadavre a expliqué qu’il était face contre terre, avec un chandail enroulé autour de sa tête. Ses mains étaient attachées dans son dos par une corde élastique avec des crochets métalliques à chaque extrémité. Une photo de la toile où se trouvait le corps de Serge Boutin a été présentée au jury. Photo : Preuve du ministère public Seuls Lana Dubois et Charles Lassonde savent ce qui s’est véritablement passé cette nuit-là. Une fois arrivé à la clairière, Serge Boutin est parti à courir à deux reprises, chaque fois rattrapé par Lassonde. L’accusé lui a attaché les mains dans le dos et s’est dirigé vers une cavité, Lors de son témoignage, Charles Lassonde avait pour sa part jeté le blâme sur sa conjointe de l’époque. Selon lui, c’était Lana Dubois qui aurait assommé Serge Boutin avec une roche lorsqu’il était allongé au sol sur la bâche de plastique, le tuant sur le coup. Le jury n'a vraisemblablement pas cru cette version. Le ministère public avait choisi de ne pas contre-interroger l’accusé, soutenant au moment des plaidoiries que son récit était Une quinzaine de témoins se sont relayés à la barre pour raconter les événements qui ont mené à la nuit funeste du 6 au 7 juillet 2021. Stéphanie Fennety, une amie de longue date de Serge Boutin, a expliqué l’avoir confronté durant la soirée. Lana Dubois et Charles Lassonde l’avaient visité et lui avaient dit que Boutin voulait Charles Lassonde a convenu qu’il avait frappé Boutin à deux reprises avec un bâton télescopique obtenu un peu plus tôt dans la soirée. Lyne Royer, une témoin aujourd’hui décédée, avait assisté à la scène de sa fenêtre. Elle avait vu la victime Jean-Denis Desloges, qui était aussi présent, soutient fermement avoir entendu Charles Lassonde dire à Boutin : Le trio est ensuite embarqué dans la voiture et s’est dirigé vers la clairière de Danville.Ce qui est confortant, c'est que la stratégie que j'ai décidé d'adopter et de ne pas contre-interroger l'accusé parce que j'étais formellement convaincue que seul son témoignage en chef suffisait à attaquer sa crédibilité. Je pense bien que c'est ce que le jury a retenu
, a commenté la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Stéphanie Landry, à sa sortie de la salle d'audience. Nos premières pensées vont à la famille de Serge Boutin, qui pendant deux ans et demi, a été complètement dans la noirceur. [...] Cette famille a dû faire son deuil en parallèle des procédures judiciaires et apprendre la façon tragique avec laquelle M. Boutin a trouvé la mort. Elle a mis sa confiance en notre système judiciaire et aujourd'hui, le DPCP estime que justice a été rendue.
Maintenant, il faut prendre le temps de s'asseoir, de laisser retomber la poussière et séparer le bon grain de l'ivraie et essayer de voir s'il y a des motifs susceptibles de nous permettre de demander un nouveau procès
, a mentionné Me Martin Latour. client est atterré et qu'il le supporte là-dedans
. C'est un long délibéré. On parle d'un jury qui a envoyé une note au juge en disant : " Nous sommes dans une impasse importante." Je comprenais qu'il semblait impossible de s'entendre. À un moment donné, ça a débloqué. Pourquoi? Comment? Secret des délibérés, on ne saura jamais.
Rappel des évènements
était tannée de vivre dans le mensonge
et qu’elle devait dire la vérité pour entamer le deuil de son ami des 30 dernières années, que tous surnommaient Bibitte
.
Le corps est somme toute bien préservé, on le dirait momifié. Il ne semble pas altéré par les insectes
, avait indiqué la technicienne en scène de crime de la Sûreté du Québec, Andrée-Anne Pelletier, lors de son témoignage.Des versions aux antipodes
soit un endroit plus creusé avec un muret de terre
, a résumé le juge Claude Villeneuve dans ses directives. C’est là où Lassonde aurait enterré vivant Serge Boutin.invraisemblable
et physiquement impossible
.C’est la dernière image que j’ai de lui
la hacker
.C’est la dernière image que j’ai de lui. Il me dit : "Je t’aime bien trop pour ça, je ne te ferais jamais ça. "Je le crois''
, avait-elle révélé en larmes au procès.Bibitte
a été vu pour la dernière fois vivant dans la cour arrière d’un logement de la rue Fréchette, à Val-des-Sources. Charles Lassonde lui avait dit : Sors dehors, faut qu’on se parle
, pour qu’il sorte le rejoindre dans le stationnement.se faire bardasser
par l’accusé. Lana Dubois avait reconnu avoir crié mets-y des tie-wrap
pour tenter d’attacher les mains de Boutin.Laisse faire ton insuline, t’en auras plus besoin
, lorsque la victime leur a indiqué avoir besoin de ses médicaments contre son diabète. Des paroles que le témoin avait auparavant attribuées à Lana Dubois lors de déclarations antérieures.
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