Chefferie du PLC : quatre candidats s’affrontent dans un premier face-à-face en français
Sept semaines après la démission de Justin Trudeau comme premier ministre du Canada et chef du Parti libéral (PLC), les candidats qui souhaitent lui succéder s’affrontent dans un premier débat, en français, en direct à la télévision. Sept candidats s’étaient initialement lancés dans la course à la chefferie du PLC, mais seulement quatre ont été retenus en vue du scrutin prévu le 9 mars. Il s’agit de l’ancien gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney, de l’ancienne vice-première ministre Chrystia Freeland, de l’ancienne leader parlementaire du gouvernement libéral Karina Gould et de l’ancien député montréalais Frank Baylis. L'ancienne députée de la grande région de Toronto Ruby Dhalla a pour sa part été disqualifiée de la course vendredi soir en raison d’une série de violations aux règlements du parti. Dimanche, elle a annoncé sur les réseaux sociaux qu'elle faisait appel de cette décision afin de faire annuler son exclusion. Les enjeux de cette course à la chefferie sont élevés, la personne élue étant appelée à diriger le pays jusqu'à la tenue des prochaines élections fédérales, qui risquent bien d’être déclenchées dès le printemps. Pour Mark Carney, qui a obtenu jusqu'à maintenant le plus grand nombre d’appuis de la part de députés et de ministres libéraux, le défi sera double : se faire connaître du grand public et exprimer ses idées dans un français non scripté. Mme Freeland et Mme Gould, de leur côté, bénéficient de l'expérience d'avoir eu des échanges médiatiques réguliers en français au cours des dernières années. Les deux candidates devront par contre relever le défi de se montrer sous un nouveau jour en prenant leurs distances par rapport au bilan de Justin Trudeau, dont la popularité était en baisse dans les derniers mois. M. Baylis, quant à lui, est le seul candidat bilingue qui réside au Québec. Si la langue ne représente pas un problème pour lui, il devra toutefois profiter de ce premier débat pour mieux faire connaître ses idées auprès du public. Sans surprise, les thèmes des relations canado-américaines et internationales, sous tension depuis l'arrivée du président Donald Trump à la Maison-Blanche, se sont taillé une place non négligeable dans cette joute verbale, qui sera modérée par l'ancien chef d'antenne de TVA-Québec Pierre Jobin. Le coût de la vie et l'économie ont aussi été inscrits à l'ordre du jour, selon le parti. Des questions relatives à la sécurité, au logement et aux soins de santé seront notamment débattues. Un quatrième volet guidera les discussions sur le terrain de l'environnement et de l'énergie. Plus tôt dans la journée, M. Carney a partagé par communiqué plusieurs éléments de sa vision économique pour Il promet notamment d’utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer la productivité, de faire du Canada une superpuissance en énergie propre, d'équilibrer le budget des opérations gouvernementales en trois ans et de construire quatre millions de nouveaux logements. Appelée à réagir aux intentions de Mark Carney, Katherine Cuplinskas, la directrice des communications de Chrystia Freeland, a écrit que Chrystia Freeland promet en outre d'abandonner la taxe carbone pour les particuliers et d’annuler la hausse de l’impôt sur les gains en capital, une mesure qu’elle avait pourtant défendue lorsqu’elle était encore ministre des Finances. Ayant mené les négociations qui ont mené à la signature du nouvel accord commercial avec les États‑Unis et le Mexique lors du premier mandat de Donald Trump, en 2018, Mme Freeland se présente aujourd’hui comme une négociatrice expérimentée prête à tenir tête au président américain. Le président américain a réaffirmé lundi son intention d’imposer des tarifs de 25 % sur tous les produits importés du Canada à partir du 4 mars. Karina Gould, pour sa part, a axé une grande partie de sa campagne sur sa volonté de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, si elle est élue première ministre. Elle promet d'élargir l'admissibilité au système d'assurance-emploi, d'introduire un programme de revenu de base universel et de réduire temporairement la TPS à 4 % pendant un an. La femme de 37 ans se présente comme une candidate proche des jeunes et à l'écoute de la base du PLC. Frank Baylis, de son côté, a déclaré qu'il envisage de réformer le gouvernement en limitant la durée du mandat des députés et des sénateurs. Il promet aussi d’investir dans les technologies vertes et l'efficacité énergétique et de travailler avec les provinces pour moderniser la prestation des soins de santé grâce à l'intelligence artificielle. Le chef d'entreprise montréalais appuie enfin la reconnaissance d’un État palestinien s’il est élu chef du Parti libéral et premier ministre du Canada. Mardi, un deuxième et dernier débat réunira les candidats à la chefferie du PLC, cette fois-ci en anglais. Il sera modéré par Hannah Thibedeau, responsable des communications pour la firme de relations publiques Global Public Affairs et anciennement journaliste parlementaire. Mercredi, les membres du PLC inscrits pourront commencer à voter pour déterminer l'issue de la course. Avec les informations de La Presse canadienne et CBCLes relations avec les États-Unis au coeur du débat
développer l'économie la plus forte du G7
.c’est beau de voir qu’il partage autant d’idées avec Chrystia sur ces enjeux importants
, en ajoutant que c'est Chrystia qui a proposé la majorité de ces idées en premier
.Des engagements en économie
Advertising by Adpathway









