François-Philippe Champagne va se représenter si Mark Carney devient chef du PLC
Le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, François-Philippe Champagne a annoncé qu’il allait se présenter aux prochaines élections fédérales advenant une victoire de Mark Carney à la chefferie du Parti libéral du Canada (PLC). M. Champagne a fait cette annonce alors qu’il rencontrait les gens d’affaires à Shawinigan pour parler des tarifs douaniers américains. Il indique qu’il souhaite faire équipe avec M. Carney. Le ministre n’a toutefois pas révélé ses intentions dans le cas d’une victoire de Chrystia Freeland, ou des autres candidats qui sont en lice pour la chefferie du PLC. Le ministre Champagne s’était fait jusqu’à présent discret à propos de son avenir politique depuis l’annonce du départ de Justin Trudeau en janvier. Il avait déjà donné son appui à Mark Carney. François-Philippe Champagne s’est présenté devant une salle comble à Shawinigan, avec la présence de plusieurs gros joueurs du milieu des affaires de la Mauricie et du Centre-du-Québec, venus partager leurs inquiétudes face à la situation actuelle aux États-Unis. Plusieurs entrepreneurs ont souligné le bon travail du ministre dans la défense des intérêts canadiens. Le ministre a été clair, des moments difficiles attendent le Canada si jamais les tarifs américains entrent en vigueur. Il a plaidé pour qu’un accord de libre-échange pancanadien soit rapidement mis en place. Il a martelé que le Canada doit être plus productif, notamment par rapport aux États-Unis. Que depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le pays s’était peut-être trop fié sur son voisin de sud afin de développer sa propre économie. Il affirme que les menaces de tarifs douaniers par les Américains ont contribué à changer les mentalités.C'est le plan que j'ai développé avec monsieur Carney, de faire équipe ensemble pour défendre les intérêts des gens de chez nous. Moi, je suis très attaché à cette vision-là d'un Canada ambitieux, de mettre le Québec de l'avant
, indique-t-il. Les menaces de tarifs, un
électrochoc
Dans une période de stabilité, de prévisibilité, on est devenus, je pense, complaisants d'une certaine façon, c'est-à-dire que 80 % de nos exportations sont allées aux États-Unis. Un dollar plus faible nous a permis d'exporter beaucoup. On était peut-être dans une période de relative facilité
, a-t-il dit.On se rend compte qu'on a un électrochoc, qu'il faut investir dans la compétitivité, diversifier nos marchés aussi
, ajoute-t-il.
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