La Fonderie Horme lance sa propre étude de biosurveillance pour mesurer l’arsenic
La Fonderie Horne de Rouyn-Noranda lance une étude de biosurveillance volontaire auprès de ses employés et de leurs proches. Confiée à une firme indépendante, cette étude permettra de mesurer la quantité d'arsenic dans l'urine des participants et de faire des analyses de l'air, du sol et de la poussière dans les maisons, entre autres. La dernière étude de biosurveillance, menée en 2020 par la santé publique, avait démontré que les adultes et les enfants du quartier Notre-Dame étaient quatre fois plus contaminés à l’arsenic qu’un groupe témoin à Amos. La Fonderie Horne espère recruter au moins 300 participants pour mener cette étude de biosurveillance. Le contrat a été donné à la firme ontarienne Intrinsik, qui compte commencer une première campagne d'échantillonnage en avril. Le quartier Notre-Dame, près de la Fonderie Horne, à Rouyn-Noranda. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir L’étude s’étendra sur une période de dix mois pour permettre de recueillir des échantillons d’urine à cinq reprises. Des échantillons de sol seront récoltés en juillet, puis des échantillons d'ongles d’orteil seront recueillis en janvier 2026. Lors des dernières études de la santé publique, dont celle publiée en 2019 qui avait sonné l’alarme à propos de la présence d’arsenic chez les enfants, on a utilisé les ongles comme principal marqueur, ce qui a permis, selon les experts, d’avoir une meilleure compréhension de l’exposition à long terme à l’arsenic. Vincent Plante, directeur général de la Fonderie Horne, et le Dr Élie Harmouche, toxicologue, ont expliqué les détails du Programme volontaire de biosurveillance de l’arsenic jeudi. Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas Selon le Dr Harmouche, l’analyse des ongles a des limites, non seulement en raison des risques de contamination mais aussi parce qu’elle ne permet pas de différencier l’arsenic organique, présent naturellement, et l’arsenic inorganique, qui pose des risques pour la santé. Le directeur de la Fonderie Horne, Vincent Plante, insiste : Vincent Plante est le directeur général de la Fonderie Horne et de l'affinerie CCR de Montréal. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir La Fonderie finance l’étude, mais c’est la firme indépendante qui gère tout le processus, de l’inscription des participants au dévoilement des résultats, prévu en avril 2026. La méthodologie a été Ça fait cinq ans qu’on demande une nouvelle étude
, a mentionné le directeur général de la Fonderie Horne, Vincent Plante, en conférence de presse jeudi.On veut fournir à nos employés, dans le contexte, le maximum d’information. On a décidé d’orienter le programme, mais en sachant que la communauté demande une étude, on a décidé d’être inclusifs par rapport à ça. On ne fera pas de campagne, d’aller cogner aux portes, ce n’est pas notre intention, mais on ne refusera pas quelqu’un de la communauté qui voudrait participer à cette étude
, a précisé Vincent Plante.Mesurer l’arsenic dans l’urine plutôt que dans les ongles

Le but du programme est d’avoir des données extensives, avoir sept jours de données d’atmosphère, pour pouvoir corréler s’il y a une relation entre les émissions atmosphériques et l’arsenic absorbé par le corps et éliminé dans l’urine
, explique le Dr Élie Harmouche, expert-conseil en toxicologie médicale.
L'urine nous donne une fenêtre de deux à quatre jours, mais quand on fait cinq rondes d'échantillonnage, ça nous donne une fenêtre un peu plus longue. Cela sera corrélé avec les émissions atmosphériques d’arsenic dans l’air
, a soutenu le Dr Élie Harmouche.Un processus indépendant, assure la Fonderie
Tout ce qu’on peut faire pour que ça soit complètement indépendant est fait.

revue et approuvée par un comité indépendant d’examen par les pairs
, assure la Fonderie Horne.
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