« Achetez canadien » : de petits commerces de Calgary font face à un casse-tête
Acheter des produits canadien, tel est le message véhiculé dans tout le pays. Des propriétaires de petites entreprises de Calgary, qui se sentent obligés d'opter pour des produits canadiens, affirment toutefois que ce n'est pas aussi facile que cela en a l'air. Michèle Bowland dirige Little Bow Fibre Company, un petit magasin de fils à tricoter niché au cœur du quartier commerçant de Marda Loop, dans le sud-ouest de Calgary. Elle s'inquiète de savoir si son entreprise survivrait à un mouvement aussi brusque et radical, né en réponse à la menace de Donald Trump d’imposer des tarifs douaniers punitifs aux exportations canadiennes vers les États-Unis. Je suis fière d'être Canadienne et je veux défendre mon pays, mais, dans le même sens, je ne veux pas enterrer mon entreprise en essayant de faire tout ce que je peux là où ce n'est peut-être pas le bon choix. Michèle Bowland dirige Little Bow Fibre Company, un petit magasin de fils à tricoter situé dans le sud-ouest de Calgary. Photo : Fournie par Michèle Bowland Selon elle, l'industrie de la laine canadienne est si petite qu'il n'est pas possible de vendre uniquement du fil produit au Canada. Michèle Bowland n'est pas la seule à se retrouver dans cette situation. Si certaines entreprises donnent la priorité aux produits canadiens sur leurs rayons, la situation n'est pas aussi simple pour celles dont les options d’approvisionnement en produits locaux sont limitées. Non loin du commerce de Michèle Bowland se trouve Crabapple Clothing Company, un magasin qui appartient à Whitney Titheridge et qui connaît des difficultés similaires. Nous proposons beaucoup de marques canadiennes. Beaucoup d'entre elles ne sont pas produites au Canada non plus. C'est ainsi que les choses fonctionnent. Whitney Titheridge achète le stock du magasin six à dix mois à l'avance et n'a pas la souplesse nécessaire pour s'adapter à une situation de dernière minute. De plus, les vêtements produits au Canada sont plus difficiles à trouver et souvent plus chers, fait-elle remarquer. À l'instar de Michèle Bowland, Whitney Titheridge aimerait que les Calgariens fassent preuve de plus d'indulgence à l'égard des petites entreprises comme la sienne, qui doivent faire face à un climat difficile. Je pense que nous devons faire attention à ne pas juger les gens et les entreprises qui prennent des décisions qui vont dans leur intérêt. Soyons gentils les uns envers les autres. Whitney Titheridge est propriétaire de Crabapple Clothing Company, un commerce situé dans le quartier Marda Loop, à Calgary. Photo : Fournie par Whitney Titheridge Doug Porter, économiste en chef de la Banque de Montréal, dit que ce système a été délibérément conçu en raison des accords de libre-échange. Selon lui, l'objectif du libre-échange est de faire en sorte que chaque pays ne produise plus tout et que chaque pays se spécialise plutôt dans les domaines où il est le plus performant. Avec le temps, le Canada pourrait commencer à se tourner vers les marchés émergents pour s'approvisionner en marchandises. En attendant, en ce qui concerne le mouvement Nous devrions le faire là où c'est raisonnable et là où cela a du sens. Et je pense qu'il s'agit davantage d'un état d'esprit que d'une obligation de faire telle ou telle chose à la minute. Avec les informations de Karina Zapata
Et s'il n'y a qu'une poignée d'entreprises, je n'ai pas envie d'offrir ce que le magasin de laine voisin offre.
Faire preuve de compréhension

Une réalité du libre-échange
Nous ne pouvons pas simplement appuyer sur un interrupteur et commencer à produire des choses qui n'ont pas été produites ici depuis 10 ou 20 ans
, dit-il.Ne pas céder au dogmatisme
Achetez canadien
, Doug Porter encourage les gens à n'acheter canadien que là où c'est logique et à ne pas être dogmatiques.
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