La STS commande 26 autobus électriques après un essai fructueux
La Société de transport du Saguenay (STS) dresse un bilan positif de ses trois semaines d'essai d'un autobus 100 % électrique. La STS a déjà commandé 26 véhicules du genre qui arriveront sur nos routes au cours des trois prochaines années. Ces autobus électriques vont apparaître sur les routes du Saguenay dès cette année. La STS a testé ce prototype créé par Nova Bus pendant trois semaines en janvier et en février. Le froid extrême et la neige n'ont pas freiné le bus. Selon le directeur général de la STS, Frédéric Michel, les autobus testés avaient une autonomie allant de 300 à 400 kilomètres. Ils seront livrés graduellement jusqu'en 2027 et coûtent 1,5 million $ chacun. Ce montant est subventionné à 95 % par Québec. Le directeur général de la STS, Frédéric Michel. Photo : Radio-Canada / Catherine Fillion Le ministère des Transports et de la Mobilité durable souhaite électrifier 55 % des autobus urbains du Québec d'ici 2030. Ce délai met beaucoup de pression sur les sociétés de transports de la province, selon le directeur général. De son côté, Jérôme Laviolette, chercheur postdoctoral à l'Université McGill en planification des transports, exprime des doutes sur la stratégie gouvernementale. Le chercheur redoute une diminution des services si les sociétés s'endettent pour renouveler leur flotte plus vite que prévu.Nous, on est très enthousiastes parce que ça correspond environ aux deux tiers de tous nos circuits qui peuvent être exécutés sans aucun changement, sans aucun retour au garage sans charge au niveau du véhicule
, a expliqué Frédéric Michel.On doit suivre les orientations parce que les véhicules qui sont diesel ou hybrides ne sont plus subventionnés. Donc si nous, la Société de transport comme les autres sociétés au Québec, on voulait continuer dans le modèle diesel ou hybride, on devrait les acheter à notre charge complète, ce que la STS, avec un budget de 30 millions $ par année, n’est pas en mesure de faire. C'est impossible
, a-t-il poursuivi.
C'est optimiste. Évidemment, c'est une demande du gouvernement. On vise à la respecter. Ça va être un défi. On sera pas loin, mais probablement qu'on va être un peu en deçà. C'est un peu la situation globale du Québec
, a-t-il noté.Un chercheur sceptique
Est-ce qu’il faut électrifier les bus? À terme, certainement. Est-ce qu’il faut aller aussi vite dans l'électrification des bus alors que le transport collectif est déjà émetteur de moins de GES par passager-kilomètre que l'automobile? Moi, c'est la question que je pose
, a-t-il mentionné en entrevue.Il faut qu'on investisse dans le service de transport collectif et pas uniquement dans une accélération de la conversion des bus. Il faut qu'on veuille donner aux gens envie de sortir de leur voiture et pour ça, ça veut dire un meilleur service, plus fréquent, plus à l'heure, plus ponctuel, sur lequel les gens peuvent se reposer pour effectuer leurs déplacements quotidiens
, a-t-il conclu.
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