Les délais d’attente pour les soins et le dépistage du cancer du sein se prolongent
Un syndicat qui représente des travailleurs des soins de la santé de la Saskatchewan affirme que la pénurie de main-d'œuvre et les délais d'attente pour les soins et le dépistage du cancer du sein ne s'améliorent pas. Ces manques sont ressentis, malgré le plan mis en place par le gouvernement provincial, il y a un an. Bashir Jalloh, président de la section locale 5430 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) à Regina, explique que les techniciens de laboratoire médical sont surchargés et qu'ils sont incapables de fournir des soins en temps voulu. Le gouvernement provincial prévoit, entre autres, d'investir 3,6 millions de dollars dans un nouveau centre de santé du sein à Regina pour réduire les temps d'attente. Ce centre devrait ouvrir ses portes au printemps. Bashir Jalloh n'est cependant pas convaincu par les initiatives proposées par la province. En attendant l'ouverture du nouveau centre de santé du sein, le gouvernement provincial continuera d’envoyer des patientes dans des cliniques privées de Calgary, afin de réduire les temps d'attente, pendant au moins une autre année. Selon la province, il s'agit d'une solution temporaire. Bashir Jalloh estime, pour sa part, que cette décision est coûteuse, car la province prend en charge les frais de déplacement, qui peuvent coûter jusqu'à 1500 $ par personne. Vicki Mowat, la porte-parole néo-démocrate en matière de santé, remet en question la solution temporaire choisie par le gouvernement du Parti saskatchewanais. À la mi-janvier, le ministère de la Santé a indiqué qu'environ 472 patients avaient subi des procédures de diagnostic à Calgary. Ce programme a permis de réduire les temps d'attente à trois semaines ou moins, selon les recommandations cliniques. Dans un communiqué, le ministère de la Santé indique qu'il s'efforce de recruter plus d'employés tels que des radiologistes pour faire en sorte que les personnes atteintes du cancer du sein aient un accès aux traitements dans un délai raisonnable. Le ministère a également affirmé qu'il envisageait d'ajouter des procédures de biopsie et de diagnostic à Saskatoon et à Moose Jaw. Avec les informations de La Presse canadienneNous nous sentons coupables de dire aux patients de retourner chez eux, mais il n'y a rien à faire parce que le système est tellement surchargé
, affirme-t-il. Même l'objectif [de temps d'attente] auquel le ministère fait référence n'est pas atteint.
Des mesures temporaires et permanentes
On peut construire tous ces endroits, mais si on ne s'engage pas à fournir le personnel et à le retenir, ce n'est qu'un bâtiment vide
, dit-il, en faisant allusion à la pénurie de personnel médical.Le fait de passer un contrat avec un prestataire qui est à l'extérieur à la province soulève des questions sur ce que cela coûte aux contribuables, sur la rentabilité de ces contrats et sur le montant de chaque examen [...] alors que nous pourrions financer ces postes dans la province
, affirme-t-elle.Nous voulons augmenter la capacité des travailleurs de la santé en Saskatchewan et non pas les envoyer dans d'autres provinces, alors que nous pouvons le faire ici
, affirme Bashir Jalloh.L'Autorité de la santé de la Saskatchewan a augmenté les honoraires versés aux radiologistes spécialisés dans les mammographies pour soutenir les mesures de recrutement et de rétention dans la province
, a indiqué le ministère de la Santé. Il a ajouté que la province avait consacré 300 millions de dollars à un plan d'action visant à améliorer le système de soins de santé.
Advertising by Adpathway









