Le Service de travail de rue de Chicoutimi rappelle son rôle à cause de faux intervenants
Après que des personnes se soient fait passer pour des travailleurs de rue, le Service de travail de rue de Chicoutimi rappelle que seuls les intervenants qualifiés peuvent se présenter sous ce titre. Même si elle dénonce la situation, la directrice générale du Service de travail de rue de Chicoutimi, Janick Meunier, doute que ces personnes aient de mauvaises intentions. La directrice générale du Service de travail de rue de Chicoutimi, Janick Meunier, croit que les faux travailleurs de rue ne sont probablement pas mal intentionnés. Photo : Radio-Canada / Jean-François Coulombe Elle souligne d'ailleurs que son organisme compte 18 intervenants, dont une douzaine de travailleurs de rue. Elle précise également que la majorité du personnel porte des vêtements à l'effigie du Service de travail de rue, de façon à être clairement identifiable. Janick Meunier estime que le rôle des travailleurs de rue est particulièrement important alors que l'itinérance est en augmentation à Saguenay. Mme Meunier remarque aussi une augmentation au niveau des problématiques de santé mentale et de dépendance, en plus de la présence de fentanyl dans les rues de Saguenay. Dans ce contexte, elle indique que le manque de moyens est le plus gros obstacle auquel le Service de travail de rue de Chicoutimi doit faire face.Nous aurions présentement deux individus qui s'improviseraient travailleurs de rue pour notre équipe
, écrit l'organisation dans une publication sur sa page Facebook.Les gens ne sollicitent pas d'argent. Ils utilisent le titre de travailleur de rue, mais peut-être qu'ils ne savent même pas que ce n'est pas une bonne chose à faire. [...] On a des gens qui sont desservis par notre organisme qui nous ont dit avoir eu des contacts avec ces personnes-là, avoir été écoutés ou s'être confiés à eux
, explique-t-elle en entrevue au Téléjournal Saguenay–Lac-Saint-Jean.
C'est que pour nous c'est préoccupant, puis on veut vraiment que la population soit capable de nous identifier
, poursuit Mme Meunier.Manque de moyens
Quand on parle des personnes en situation d'itinérance, on manque de logements, on manque de moyens
, illustre-t-elle.On n'a pas de diversité de logements non plus, on a de moins en moins de maisons de chambres, donc c'est difficile là de procéder à la relocalisation de ces personnes-là.
Ce qu'il nous faudrait, c'est un type d'habitation entre la rue et le logement standard comme on le connaît. C'est sûr que des types d'habitation comme des appartements supervisés pourraient être bien.
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